LES TRIBULATIONS DE CALLIE THE CAT

Chers lecteurs, je profite de l’absence de disponibilité de ma maîtresse-mère (car j’ai deux maîtresses en réalité, la mère et la fille) pour enfin m’adresser directement à vous ! Je saisis donc avec un plaisir non dissimulé la souris… de l’ordinateur… pour vous conter mes récentes aventures de globetrotteuse à quatre pattes.

Née à Shanghai

Chat de rue à Shanghai

Revenons tout d’abord aux origines de mon monde. Je suis née en octobre 2017, dans une rue de Shanghai, comme mes quelques 3 millions de congénères, communément appelés chats errants ou chats de gouttière. Oui 3 millions, dans une ville abritant 25 millions d’humains, on ne se défend pas mal je trouve ! Mes premiers jours ont a priori été assez rudes, j’en garde encore quelques phobies d’ailleurs (comme par exemple les humains de grande taille et à grosse voix), il faudrait que j’en parle à mon psy !

Une charmante fée à deux pattes s’est rapidement penchée sur la petite boule de poils que j’étais, et m’a recueillie, comme elle le fait régulièrement pour une association protectrice de chats et chiens. J’ai passé quelques semaines dans son petit logis, en compagnie d’une maman chatte de substitution qui m’a tout appris ou presque.

Une première adresse soooo british !

Puis un jour du mois de février, premier déménagement, me voilà embarquée dans ma famille d’adoption. Attention les moustaches, je prends mes quartiers dans une résidence appelée « Windsor Place » (tiens, tiens…). Là, j’y coule de paisibles années, je découvre la vie en compagnie d’humains, certains très grands, d’autres très câlins, trop parfois à mon goût… Car je suis une chatte au pelage « écailles de tortue », race réputée pour son côté sauvage et peu tactile. Mais peu à peu, je prends goût à cette présence rassurante, qui de plus, me nourrit et me bichonne, rrrrooooonnnnnnnn !

Allez savoir pourquoi, un jour, il leur prend l’envie de changer de quartier. Je découvre alors que mes oreilles n’apprécient pas, mais pas du tout, le bruit de cet affreux gros scotch marron qui ferme les cartons… Puis mon quotidien de chat reprend, entre sieste et intense relaxation, de préférence au soleil.

Après le calme, la tempête

Ces derniers 18 mois, j’ai bien senti qu’il se passait quelque chose d’inhabituel. Mes colocataires sortaient beaucoup moins, ne n’abandonnaient plus pour partir des jours ou semaines entières, il y avait très peu de visiteurs étrangers, et dehors, le ciel était si bleu, la ville si calme, « un peu beaucoup trop calme … ». A se demander si je n’avais pas changé de planète !

Puis patatras, voilà le retour des cartons, du scotch, un vrai bazar dans l’appartement. Mais que vont-ils encore me faire comme coup bas, ces humains ?

Mes deux élégantes cousines – Beijing (de Chine) et Orya (de France) – ont une vie vraiment plus peinarde…

Chat-migrateur

La tête dans le sac…

Pour un animal qui n’aime pas, mais pas du tout le changement, j’ai été largement servie ! Fin juin, clic-clac, de grosses valises se ferment, on m’embarque et on s’installe dans un hôtel. Je commence alors une inspection méticuleuse des dessous de lits et de sofas, pour me protéger de tout risque d’agression extérieure ! Sans compter une nième visite de contrôle chez le vétérinaire, où j’entends dire que je suis « apte ». Mais apte à quoi donc ?!

Étape suivante de mon cauchemar félin, on m’enferme dans un sac de « voyage » et nous voilà partis pour un très long périple. Shanghai-Séoul-Paris disent-ils, en tout presque 24h sans sortir la tête du sac, sans manger ni boire, avec de ces bruits assourdissants, des odeurs, bref, impossible de dormir, je dois veiller et surveiller.

Un été pas comme les autres

Quand tout ce vacarme s’apaise, je ne suis pas au bout de mes peines, il faut encore faire de la voiture et passer quelques jours dans un appartement inconnu (encore une nouvelle inspection sous les lits et fauteuils…). J’ai beau miauler, ils ne m’écoutent pas. Je n’ai alors pas d’autre choix que d’exprimer mon mécontentement en déposant un petit marquage liquide et odorant dans une valise laissée malencontreusement ouverte… Non mais ! Ça commence à bien faire !

Rien n’y fait, c’est de nouveau le départ, pour arriver dans une nouvelle maison, chez des inconnus (appelés Papy et Mamy par ma jeune maitresse). Je découvre alors d’inédites odeurs végétales, pas désagréables j’avoue… Mes deux maitresses finiront par partir elles aussi, me laissant là, planquée sous un lit ou sur une mezzanine, n’osant sortir me ravitailler qu’à la nuit tombée, quand tous sont couchés.

Je prends alors mon courage à quatre pattes et pars en exploration d’un domaine appelé « le jardin ». Des tapis de sable et d’épines de pin, de l’herbe à mâchouiller, des insectes à chasser, des oiseaux à traquer, et toute une vie animale à observer, avec une liberté d’allées et venues, jour et nuit… et si c’était ça le bonheur félin ? Mes hôtes me paraissent même fréquentables finalement et nous finissons par cohabiter dans la quiétude.

Westminster, me voilà !

Retrouvailles

C’était trop beau pour durer. A la joie de retrouver mes deux maitresses, succède le stress d’un nouveau départ, d’une nouvelle visite chez le vétérinaire (qui me déclare encore « apte »), et d’un long trajet en voiture vers une nouvelle destination. Adieu pins, douce chaleur et vers de terre, nous débarquons dans un pays où même la langue des humains ne ressemble à aucune que celles déjà entendues (car je suis une chatte bilingue mandarin-français je vous rappelle !).

J’entends dire que j’ai bénéficié d’une ascension sociale inédite, de chat errant dans les rues de Shanghai, à chat globe-trotteur prenant ses quartiers au pied du domicile de The Queen… Franchement, je n’en demandais pas tant !

Street-cat

Nouveau lieu de vie, nouvelle litière, nouvelle pitance dans ma gamelle, je perds tous mes repères et je repasse en mode « ventre à terre sous les lits », pour tenter de ne pas devenir chèvre ! Et moi qui suis un modèle de propreté, je ne comprends pas, je ne peux résister à l’envie de me soulager tous les jours sur le lit de ma maitresse en chef… (Elle n’apprécie pas, mais pas du tout, mais moi, ça me rassure cette petite odeur !)

La couverture de survie, une arme très efficace contre mes envies irrépressibles…

Keep calm and meow on !

Depuis quelques jours, les choses semblent se calmer, pas de nouvelles têtes, pas de gros changements, je prends mes nouvelles habitudes de siestes sur le canapé et d’observation par la fenêtre de ces chiens tenus en laisse et de ces gouttes de pluie qui fouettent parfois les vitres. J’aperçois même parfois de lointains cousins très grands, bizarrement accoutrés et qui avancent en rythme avec un humain sur leur dos, quelle drôle d’idée !

Mais ce qui m’inquiète, c’est que nous avons toujours des valises non loin, quelques cartons non vidés, et qu’il manque vraiment beaucoup de nos affaires de « notre vie d’avant ». Ils ont d’ailleurs récemment fêté le fait « d’avoir trouvé », mais trouvé quoi ? Ne me dites pas qu’on va encore changer de nid !!!

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2 commentaires sur « LES TRIBULATIONS DE CALLIE THE CAT »

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